Spengler est révélé

Le mythe s’est devoilé, l’identité du chroniqueur d’Asia Times a été révélé par Spengler lui même:  David P Goldman

Ce n’est pas facile de décrire Spengler, obsédé par la théologie juive, lisant dans la démographie l’avenir du monde comme un devin lirait dans les tripes d’un porc, contempteur acharné de la modernité sans Dieu, prophète de l’apocalypse, vouant une haine sans nom à Kung Fu Panda. Son sport préféré entre tous était incontestablement d’annoncer régulierement le suicide de l’Europe.

Alors, oui, ses chroniques sont inégales mais elles sont tellement irritantes  qu’elles valent le détour.

Alors voilà pour les lecteurs européens et particulièrement français l’une de ses plus sympathiques chroniques:  Why Europe chooses exctinction, le titre se passe de commentaires…

Un échantillon pour attirer le lecteur:

For today’s Europeans, there is no consolation, neither the old pagan continuity of national culture, nor the Christian continuity into the hereafter. The French know that Victor Hugo, Gauloise cigarettes, Chateau Lafitte and Impressionist painters one day will become a matter of antiquarian curiosity. The Germans know that no one but bored schoolboys will read Goethe two centuries hence, like Pindar. They have no ambition but to die quietly, no concerns except for those amusements which might reduce boredom and anxiety en route to the grave. They have no passions except hatred born of envy. They hate America, a new kind of universality that succeeded where the old Christian empire failed. They hate Israel, which makes the Jewish people appear all the more eternal in stark contrast to Europe’s morbid temporality. They will pass out of history unmourned even by themselves.

Pour les européens aujourd’hui, il n’y a pas de consolation, pas plus dans la vielle continuité païenne de la culture nationale que dans la continuité chrétienne dans l’au-delà. Les français savent que Victor Hugo, les Gauloise, Chateau Lafitte et les peintres impressionnistes [ndt; c’est une jolie liste de cliché mais on pardonne] deviendront un jour des curiosités antiques. Les allemands savent que personne à part des élèves apathiques liront Goethe dans 200 ans, comme Pindar. Ils n’ont pas d’autres ambitions  que de mourir en silence, pas d’autres soucis exceptés amusements  qui pourraient réduire leur ennuie et leur anxiété sur le chemin du cimetière. Ils n’ont pas de passions si ce n’est la haine née de l’envie. Ils haïssent l’Amérique, une nouvelle sorte d’universalité qui a réussie là ou le vieil empire chrétiens a échoué. Ils haïssent Israël qui fait apparaître le peuple juif éternel, contrastant violemment avec la temporalité morbide de l’Europe. Ils s’évanouiront de l’histoire  regretté par personne, même pas par eux-mêmes.

Et pour encore moins politiquement correct: Live and let die

Vous êtes prévenues, c’est toxique.

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