Fortuna et Pearl Harbour

Dans le numéro de Juillet 1948, the Atlantic Monthly publiait  un article sur la catastrophe qui frappa les États-Unis le 7 décembre 1941. Son auteur  Sherman Miles était le chef du renseignement militaire à l’époque du désastre.

USS Arizona

Grâce à cette position il était donc particulièrement bien placé pour savoir ce que les services de renseignements savaient et comment les autorités politiques et militaires utilisaient le produit de ses services.Il faudrait sans doute pour être rigoureux faire une comparaison détaillé des faits avec l’excellent Eagle Against the Sun de Ronald H Spector.

Toutefois, on peut déjà faire des observations très intéressantes. D’abord, s’il est tout à fait exact que les services de renseignements ont échouer à prédire l’attaque, la question de savoir si c’était seulement possible de la prévoir n’a rien d’évident.Il est toujours facile d’interpréter  après coup des renseignements parcellaires et ambiguës.Même  le fameux « magic », c’est à dire le décodage des codes japonais par les américains ne fournissaient jamais que des renseignements flou laissant la porte ouverte à de multiples interprétations. Ce qui était vraie hier est sans doute encore plus vraie aujourd’hui où la multiplication des moyens de collectes ne va pas nécessairement de pair avec une meilleur compréhension.Cette constations doit nous garder contre les illusions du renseignement.L’information n’est pas la connaissance, le renseignement est un art difficile et certainement pas une boule de cristal susceptible de donner les clefs de l’avenir.

Une autre constations est la permanence des rivalités inter-service et des difficultés de   communication.C’était particulièrement le cas en 1941, on partout dans le monde on était bien loin de penser de manière inter-armée. Cinquante plus tard, ce problème est toujours là, dans l’échec du 11 septembre 2001, l’ éclatement du système de renseignement américains avec ces agences rivales et surtout avec des missions différentes est une variable fondamentale.

World trade center, 11 septembre

Enfin, last but not least,  la chance.Un bon général est chanceux. Et comme le montre bien Sherman Miles, ce jour là,  fortuna s’est acharné sur les vaincus avec une persistance rare.

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